Commençons par le plus logique… le lien vers Animalin
http://www.animalin.net
Animalin est une école d’éducateurs canins située entre Toulouse et Auch (à Aurimont précisément…) non, non… vous ne connaissez pas Aurimont (à moins d’habiter Gimont bien sûr!!!! mais comme vous ne connaissez pas Gimont). Enfin bref… tout ça pour vous dire qu’un stage chez Catherine Collignon, quand on vient de Suisse, ça se mérite.
J’avais pris l’option (me disais-je "commode") de l’avion sur Toulouse… donc, après avoir bravé un monstrueux bouchon entre Lausanne et Genève qui a failli me faire louper l’avion (stress intégral), je suis près d’embarquer quand AF me fait remarquer, soudainement, que le chien de quatre kilos n’est pas payé… ah bon (et moi qui croyais qu’il était déjà inclus dans la note pas forcément légère déjà…).
Je quitte donc la navette vers l’avion sous l’oeil courroucé des autres passagers et je cavale pour faire peser mon chien ("il pèse quatre kilos" dis-je en brave propriétaire qui connaît son toutou, AF s’en fout et je dois peser le poilu qui fait quatre kilos comme par hasard… sauf qu’avec le sac, ça fait 6 kilos et je vais donc payer la coquette somme de 120 francs suisses - aller simple - pour transporter quatre misérables kilos de caniche, dans un sac bien plus petit que bien des bagages de cabine). A ce prix là, on devrait exiger une gamelle d’eau spéciale (avec une paille!!) et un biscuit spécial chien… non seulement cela n’est pas du tout prévu, mais l’hôtesse hyper zélée de AF m’oblige à laisser le Roi Soleil enfermé pendant toute la durée du vol dans son rikiki sac, grrrr… (je l’ai regardée de travers et j’ai demande 3 fois un jus de tomate du coup et râlé parce que pas de Tabasco). C’est ce que j’appelle une arnaque… cent francs suisses pour un bagage à main, bonne affaire pour AF (la prochaine fois je prends le train!!!).
Arrivée à Toulouse sous un ciel plombé (zut alors), je prends la navette pour la gare… à la gare, le train pour Gimont est déjà parti, on me conseille le car. Je pars donc à la recherche de la gare routière (qui était sous mon nez) et, arrivée là bas, pas de consigne pour les bagages donc me vlà scotchée à attendre le car pour Gimont pendant 2 heures. Je m’assieds, poliment, à côté d’un attroupement de clochards avec leurs chiens très perplexes et intéressés (hilares) par l’apparition de Kiss-Kiss, paradant avec sa laisse rouge avec du strass… Comme le sol de la gare routière est immonde, j’étends le petit tapis tissu Burberry sur le sol… là, les clochards sont littéralement médusés et je me sens très très bête, décidément, enfin bref, je reste digne dans mon rôle de mémère à caniche (Kiss est toiletté "puppy"… le top).
Nous grimpons - enfin - dans le car en question et pendant une heure (durée du voyage) il pleuvine. Au moment où nous arrivons à Gimont, par contre, il pleut des hallebardes, un vrai déluge universel. Evidemment, mon K-Way - et celui de Kiss - sont dans la valise et je ne vais pas l’ouvrir sous les trombes d’eau. Nous nous farcissons donc, courageusement, les 2 kilomètres à pieds (pas de taxis à Gimont) qui nous séparent de notre hôtel sous la flotte et nous arrivons évidemment trempés comme des serpillères et avec des allures de perdus.
Le lendemain, une autre stagiaire (merci Amélie) nous véhicule, Kiss et moi (les deux désormais tous frisés) vers Aurimont, lieu du stage à quelques kilomètres de Gimont (entre Toulouse et Auch pour ceux qui connaissent la région, patrie du foie gras).
Animalin c’est Catherine Collignon (allez donc visiter son site), personnalité charmante, sincère, passionnée, tout ce qu’on aime… une communicatrice naturelle. La théorie s’alterne à la pratique et, hormis le fait que Kiss-Kiss se montre particulièrement peu coopératif, j’adore ce stage.
A l’hôtel on mange fort bien, on a une tite télé (mon somnifère personnel) et on est au sec (et dire que j’avais envisagé le camping…). Tout va bien. De plus, nous sommes plusieurs stagiaires à y séjourner, sympa.
Le 2ème et - encore pire - le 3ème jour, Kiss-Kiss décide de jouer à l’huître complète… Il ne veut rien faire, ne sait rien faire, crache mes friandises par terre l’air affligé avec un air de chien maltraité (charmant)… bon, bon, oublions de montrer à quel point ce petit chien est génial, précoce et bien élevé, c’est magnifique comme les chiens aiment à nous remettre en question quand nous hésitons à le faire, restons donc humbles.
Excellents et enrichissants échanges avec des personnalités multiples, humaines et canines… c’est aussi ça l’intérêt d’un stage. Catherine et son compagnon ont su nous chouchouter à fond, sans oublier apéro y tout y tout, vraiment sympathique. Le dernier après-midi, j’ai achevé de traumatiser mon chien en prenant part aux jeux collectifs (par plus de 30 degrés à l’ombre): mon hystérie naturelle quand je joue (j’aime bien gagner quoi!!) a littéralement tétanisé mon pauvre caniche qui, depuis, me croit folle.
Le vendredi… sur le chemin du retour. Au contrôle des bagages à Toulouse, je porte en bagage à main (imprudente), un sac plein de clickers dernière génération, des cibles et des cous de poulets séchés (ben voui) bien puants comme il se doit. Grand moment de solitude devant les contrôleurs… "qu’est-ce que c’est que ça Madame?". J’explique ce qu’est un clicker donc et à quoi ça sert devant au moins 6 personnes ahuries. Du coup ils voulaient aussi scanner le Kiss-Kiss pas rassuré du tout. Une contrôleuse interpelle sa supérieure "c’est interdit les…. euh c’est quoi Madame?" - "des cous de poulets séchés" - "ah oui, c’est interdit les cous de poulets séchés?". La supérieure, un instant interdite répond très sérieusement "non, ce n’est pas dans ma liste" (tu m’étonnes). Là, je commence à sentir le fou rire qui monte en moi… et ça ne se fait pas d’exploser de rire devant l’autorité, à mon âge, je devrais le savoir.
Re-paiment de 120 francs suisses pour mes quatre kilos de caniche et son sac (grrrr… la prochaine fois je prends LE TRAIN) et on est, enfin, en avion. Re-embouteillage monstre de Genève à Lausanne (c’est en permanence l’heure de pointe sur cette fichue autoroute ou quoi??) et me voilà, enfin, de retour à Cugy pour grande distribution de clickers derniers cris, jouets pour les chiens, un mini-mini Kong rose bonbon pour tite Felicity Jolie.
En octobre, je rempile mon pèlerinage pour un stage d’éducateur canin et je me réjouis d’avance (de prendre le train)… Je me réjouis d’avance de me retrouver réunie avec des gens si différents mais uni par une même passion: apprendre et apprendre encore à mieux communiquer avec cette autre espèce qu’est le chien.
Je reste encore un tantinet perplexe au sujet de l’attitude de mon chien… que je m’explique finalement assez mal. Est-ce moi qui lui met trop de pression (même si j’ai l’impression d’être totalement détendue en stage mais bon…)? qu’est-ce qui l’inhibe ainsi? les gens inconnus? Kiss a l’habitude de voir beaucoup de monde et, sans être familier, il n’est absolument pas craintif. Les autres chiens? Kiss en règle générale adore et s’entend fort bien avec ses congénères et il a largement l’habitude de se promener avec de gros gabarits impressionnants et pas forcément connus. L’absence de sa meute (à laquelle Kiss est sans aucun doute très attaché)?
Catherine m’a préparé exprès pour lui une formule de fleurs de Bach qu’il prend depuis hier seulement, donc, pour l’instant rien à signaler, d’autant plus qu’évidemment, Kiss-Kiss a retrouvé dans une joie délirante ses potes Cotons, son gros pote Nook-Nook et sa belle humeur habituelle. Du coup, il venait me proposer toute une panoplie de comportements pour que je clique et saucisse (tu parles Charles, je n’ai pas obtempéré, mesquine vengeance pour toutes ces friandises crachées mollement dans l’herbe - même si les Labradors présents s’en sont chargés poliment et même joyeusement).
Voilà, je garde l’image d’une superbe campagne Gersoise (c’est une très belle région), de gens sympa et chaleureux, de rencontres précieuses. Tout ça me fait avancer dans mes connaissances et si je ne me sens pas encore forcément prête à les redistribuer plus loin (perfectionniste absolue, il me faut encore du temps), tout ça contribue à me forger non pas des certitudes mais au moins l’impression d’être sur le bon chemin, c’est déjà ça, même s’il faut encore marcher et pas rien qu’un peu.
Pas pris une seule photo (ce sont des journées intenses, pas le temps) donc rien à vous montrer mais le site d’Animalin en a plein à vous montrer… et, si vous avez des questions, à vos claviers!!!
D’autres liens incontournables : Click-Bonbon
En anglais uniquement : le site de Karen Pryor