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Voyage sans grandes surprises… d’autant plus que, cette fois, je savais où j’allais et comment y aller. Néanmoins (j’adore ce mot) : bref moment de solitude quand Kiss a refusé de se coincer dans son sac de voyage à l’embarquement: le moment n’était décidément pas aux méthodes non-coercitives et de façon tout à fait coercitive, pas de bol, je l’ai enfourné dans cet horrible sac alors qu’il se raidissait de son côté avec l’énergie du désespoir… (évidemment, j’aurais pu l’y habituer à l’avance mais on a des choses tellement plus passionnantes à faire ensemble que de pratiquer le sac de voyage que, non, nous ne l’avions pas fait…).
La demi-pension, dans le charmant petit hôtel du Gers où je suis descendue, correspond en gros à la quantité de nourriture que j’ingère, en temps normal, sur environ une semaine : brioche chaude au réveil, yaourt brassé et confitures maison… à neuf heures j’avais épuisé mon quota-calories de la semaine. Mince, ce qu’on mange bien dans la région… Le soir, avant même d’attaquer l’entrée, le plat et le dessert (à ne pas rater le dessert), on était présentés avec une soupière individuelle qui aurait suffi à ma famille entière (enfin, presque) et accompagnée d’un pain de campagne à ressusciter les morts (il faut leur laisser aux Français: leur pain est simplement inégalable). Avant même d’attaquer le repas, je frôlais l’indigestion…
Catherine Collignon et son charmant zépou, de leur côté, craignant de nous voir dépérir entre les agapes, nous fournissaient en chocolats, cakes, bonbons et fraises "tagada" en quantité industrielle… au 2ème jour, j’avalais celles-ci de façon compulsive (dramatique). Une catastrophique diététique ce stage…
Ces considérations annexes mises à part: ce fut un véritable bonheur de tous les instants. Ce que j’appelle "le stage" est une véritable et très sérieuse formation au métier d’éducateur canin : un métier que, pour ma part, je ne me propose pas d’exercer (d’autant plus que ça ne nourrit pas une famille de 7 personnes et une arche de Noé) mais dont les connaissances sont une mine d’or pour quiconque se passionne, élève, côtoie, observe et cherche à comprendre les chiens. Catherine communique son savoir avec passion, ardeur, conviction et traque tous les stagiaires jusqu’au bout afin de s’assurer que nous repartirons tous avec une véritable compréhension des mécanismes d’apprentissage et non pas avec des "recettes" consacrées et statiques.
Une expérience énorme, quelque chose qu’on garde longtemps avec soi… ce plaisir d’échanger, de réfléchir, d’en savoir plus. Une conclusion inévitable: il serait tellement plus judicieux que les gens choisissent une race qui s’adapte à leur quotidien, leurs capacités, leur tolérance, leur forme physique etc et non pas sur le physique du chien en question ou l’image qu’il véhicule. Un bon démarrage, un suivi intelligent du chiot (en évitant les formules toutes faites si possible) me paraît la meilleure stratégie pour éviter les catastrophes majeures. On en reparlera mais je caresse l’idée de fournir aux nouveaux propriétaires de mes chiots ce démarrage dans la vie.
Sinon, accessoirement, Kiss-Kiss s’est montré formidablement à l’aise avec tous, humains et chiens, manifestant également une antipathie très marquée vis-à-vis des Labradors noirs (va savoir pourquoi). Lors de son premier séjour Animalin, il n’aurait pas osé bouger une vibrisse même si un Lab noir l’avait dévoré lentement : du coup, j’étais ravie de le voir s’affirmer de la sorte.
Fin avril, on repart… cette fois à trois j’espère (mais ça, ça fera l’objet d’un autre post sur vos écrans).
Je passe les pieds joints sur ma semaine de conférence: tout le monde s’en fiche de toute façon (et moi aussi). J’ai passé d’un modeste 2 étoiles adapté à ma bourse à un Leading Hotel of the World plus conforme à la bourse de mon employeur… J’ai eu mal aux pieds dans mes talons hauts et mangé comme une ogresse boulimique (à noter: une ingestion hallucinante d’huîtres et de crabe). Rentrée morte de fatigue et à semi-asphyxiée par la fumée des autres mais, surtout et avant tout: rentrée chez moi.
Certains de mes chiens ont frôlé la crise cardiaque de bonheur de me revoir, d’autres m’ont gratifiée des fêtes habituelles (genre "ah t’es là toi?"), selon la personnalité de chacun. Et j’ai dormi avec tout mon "fan club" poilu sur la tête, sur le ventre, autour de moi… une nuit exquise, remplie de rêves très doux (même ma drogue anti-tabac n’a pu me gâcher celle là de nuit).
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur Catherine :











