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Forte de trois nains nantis du merveilleux sésame du Bac (et même un qui finit ses études supérieures dans un semestre, tout arrive), j’ai à mon actif un nombre affolant de rentrées scolaires et de soutien actif au blues de l’écolier…
A mes deux nouvelles (et dernières, merci petit Jésus) "gymnasiennes" (en Chuiche : les 3 dernières années qui précèdent le fameux sésame) pas franchement enthousiasmées par cette dernière ligne droite, je dédie une de mes poésies favorites : en effet, toute "forte à l’école" que j’étais, je n’ai jamais jamais aimé celle-ci, tout comme j’ai continué à ne pas aimer le "système" devenue jeune - puis moins jeunes, puis plus jeune du tout - adulte. Génétique?
Le cancre
Il dit non avec la tête mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu’il aime, il dit non au professeur
Il est debout, on le questionne et tous les problèmes sont posés
Soudain, le fou rire le prend et il efface tout : les chiffres et les mots, les dates et les noms, les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître, sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur il dessine le visage du bonheur.
A tous les cancres de ce monde, mon affection ultime… fille de prof, soeur de prof, issue d’une famille où être "première de classe" n’était rien d’autre que la norme, j’ai passé ces années à essayer d’échapper à l’ennui du quotidien : le vrai cancre est un stratège qui économise son investissement pour quelque chose qui saura, un jour, enfin l’intéresser.
Courage les écoliers…



: deux fois la première place et trois fois une deuxième place malgré la chaleur, le faible éclairage (et donc ombres zinquiétantes pour les chiens le soir) mon Kiss est décidément un brave - quand on se souvient de ses débuts dans cette belle activité on se dit que tous les espoirs sont permis pour la suite. 
