Posté sous Général
ou la énième bourde helvétique… 

Drôle de pays la Suisse tout de même : pendant que, pendant des mois et des mois, tout le monde s’est passionné - pour autant que le Suisse soit capable de passion - pour la succession d’un homme politique (remplacé par une figure d’une banalité déconcertante à tous les niveaux pour ne pas changer, guère de figures charismatiques dans le paysage politique local), on a laissé cette votation se faire, s’étaler dans la énième affiche scabreuse et déplacée (et qui nous colle la honte dans toute l’Europe affiche après affiche) et, finalement, se solder par une interdiction de construire des minarets en Suisse plébiscitée par le peuple à plus de 57%.
Les hypocrites de service en appellent à la laïcité mais c’est véritablement un gros pwasson que l’on tente de noyer : en effet, c’est bien au nom de cette laïcité même que toute religion - qu’elle nous appartienne ou pas - est libre de s’exprimer au même titre que toute autre, y compris par une reconnaissance architecturale de son lieu de culte (sans compter que ces minarets en Suisse ne poussent pas franchement comme des champignons : il y en a, en tout et pour tout, quatre dans toute la Suisse, tu parles d’une invasion…).
Tout ça ne va guère arranger le sort des deux pauvres bougres retenus contre leur gré en Lybie depuis plus d’un an… bien au contraire.
… et, pendant que nous fustigeons vertueusement le fanatisme de certains (et il est bien clair qu’une féministe telle que moi n’est guère tentée par le modèle islamique a priori) - nous semblons bien incapables de sortir quelque chose dont nous serions fiers, qui nous définit, nous unit, nous porte et nous inspire : des idéaux?
une constitution? que nous reste-t-il?
déprimant…
p.s. Genève, pas folle la guêpe, refuse cette intiative qui va bientôt représenter un joli cauchemar dans un paysage bancaire qui n’est déjà plus ce qu’il a été et au niveau de son hôtellerie largement occupée par des hommes d’affaires en provenance des émirats et environs : n’allez pas l’imaginer plus "humanitaire" qu’ailleurs, c’est à Genève qu’on a défini les frontaliers (français) comme la "racaille d’Annecy"…


